Comtesse de Noailles

(Notes de Lecture)

L'Honneur de Souffrir, Ed. Grasset

Anna de Brancovan, née dans une grande famille originaire de Roumanie, est une femme de lettre française.

Elle fut la première femme commandeur de la Légion d’Honneur, première femme reçue à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
Elle était aussi membre de l’Académie roumaine.

Elle a été récompensée par l’Académie Goncourt pour son recueil de poèmes Le Coeur Innombrable en 1920, puis le Grand Prix de littérature en 1921.

En 1994, L’Académie française crée un prix en son honneur, destiné à une femme de lettre.
Elle crée avec d’autres le prix littéraire « La vie heureuse », qui deviendra le prix Fémina en 1922.

Elle a écrit 14 ouvrages de poésie, dont « L’honneur de souffrir » en hommage aux victimes collatérales (épouses, amoureuses, enfants) de la guerre de 1914-1918.

Extrait :

VII

Ébloui, pur, minutieux,
Le regard fixé sur ma vie,
Vous avez déroulé les cieux
Sur la route que j’ai suivie.

L’esprit sagace, prompt, actif,
Quand je défaillais de moi-même,
Votre voix rendait mon cœur vif,
Vous m’apprîtes jusqu’où l’on aime

L’honneur de souffrir / par la Comtesse de Noailles, Domaine Public

Lire l’ouvrage sur le site de Gallica.

Ouvrage à commander:
  • Chez votre libraire : L’honneur de souffrir, Anna de Noailles, Grasset, ISBN : 978-2-246-79607-7, Prix : 6 € ePub, Nombre de pages : 191
  • en version ePub chez Decitre.fr :

Pas d’bière, pas d’travail

No Beer, No Work

The shades of night was fallin’ slow
As through New York a guy did go
And nail on ev’ry barroom door
A card that this here motter bore:
“No beer, no work.”

His brow was sad, his mouth was dry;
It was the first day of July,
And where, all parched and scorched it hung,
These words was stenciled on his tongue:
“No beer, no work.”

“Oh, stay,” the maiden said, “and sup
This malted milk from this here cup.”
A shudder passed through that there guy,
But with a moan he made reply:
“No beer, no work.”

At break of day, as through the town
The milkman put milk bottles down,
Onto one stoop a sort of snore
Was heard, and then was heard no more,
“No beer, no work.”

The poor old guy plumb dead was found
And planted in the buryin’ ground,
Still graspin’ in his hand of ice
Them placards with this sad device:
“No beer, no work.”

Ellis Parker Butler
No Beer, No Work
Public Domain
L’original est disponible ici .

Pas d’bière, pas d’travail

Les ombres doucement étirées
dans New York, un type hagard
grattait à chaque porte de bar ;
Un affichage l’a contrarié :
« Pas de bière, pas de travail ».

La mine triste, et la bouche sèche ,
en ce premier jour de juillet,
sur ses muqueuses chargées
et rêches,
ces mots à sa langue pendaient :
« Pas de bière, pas de travail ».

« Reste avec moi », dit la fille, « et bois
une tasse de lait doux et brûlant ».
Un frisson parcourut le gars ;
mais il répondit en grognant :
« Pas de bière, pas de travail ».

En ville, au tout petit matin,
facteur et laitier s’enchaînant,
sur un perron, un ronflement
fut entendu, puis s’est éteint,
« Pas de bière, pas de travail ».

Le pauvre vieux retrouvé mort
fut inhumé non sans ambages,
car sa main gelée serrait fort
ces panneaux au triste présage :
« Pas de bière, pas de travail ».

Licence Creative Commons
« Pas d’bière, pas d’travail » de Laurent QUIQUEREZ d’après Ellis Parker Butler est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2019 – Villeurbanne, France

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Diogenes by jaci XIII via Flickr CC BY-NC-SA
Creative Commons CC-BY
« Diogenes » by jaci XIII via Flickr d’après Jean-Léon Gérôme: Diogenes via Wikimedia

Les petits riens

(de rien)

C’est décidé, je ne fais rien !
pas le temps de penser,
d’allumer la télé,
juste l’ennui des temps anciens.

C’est décidé, je ne fais rien !
ni shooté à la colle,
ni tombé dans l’alcool,
n’insistez pas, je ne prends rien…

C’est décidé, je ne fais rien !
mais rien comme les autres,
sinon que je me vautre
sur canapé que je fais mien.

C’est décidé, je ne fais rien !
et je me fous de l’heure
du train des sénateurs,
je reporte tout à demain.

C’est décidé, je ne fais rien !
sans me sentir coupable
comme tous mes semblables,
je ne fais rien, mais le fais bien.

C’est décidé, je ne fais rien !
sinon que je nous laisse
un beau coin de tendresse :
pour un baiser, je me fais tien.

« Les petits riens » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2018 Lyon – Villeurbanne, France

 slack light by Peter Woodman CC-BY-SA
CC-BY-SA « slack light » by Peter Woodman

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Des Parts – Édition du livre

Cet article est le numéro 4 de 4 articles dans la serie Des parts

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Le lancement officiel de

Des parts
poésie,
livre à imprimer et façonner soi-même

aura lieu
le samedi 16 décembre
19h-21h
à Rita Plage, 68 cours Tolstoï, Villeurbanne, France.

Votre exemplaire est à imprimer par vos soins après l’avoir téléchargé là :
Des Parts - couvertures – PDF à imprimer (Noir et Blanc, Recto simple, 100% centré sans mise à l’échelle

Votre exemplaire est façonné par vous-même grâce à ces instructions à télécharger :
NanoBinding System - instructions – PDF à lire sans imprimer

 

Le lancement a lieu là (Cliquer pour la localisation précise sur un plan) : Plan Rita Plage
Logo TCLTCL C3, arrêt « Institut d’Art Contemporain »

Le lancement s’annonce comme ça :

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Tinte d’amour

Je t’aime

dans la touche ocre sur tes paupières,
dans tes cheveux reflets et ombres,
dans le profond de tes yeux sombres,
dans le clair-obscur de l’hiver.

Je t’aime

quand mes mains s’expriment et t’enchantent,
quand deux dessins se font sculptures,
quand, de ma bouche, j’en fais lecture,
quand tes courbes sont résonnantes.

Je t’aime

pour ton souffle fait haletant,
pour ta voix qui geint et appelle,
pour ton corps qui s’arque et se tend,
pour tes yeux bruns qui étincellent.

Je t’aime

sous ton corps las devenu lourd,
sous ton regard tout attendri,
sous le charme de ton esprit,
sous l’emprise de ton amour.

« Tinte d’amour » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

à MASQ

2015-2016 Yssingeaux – Villeurbanne, France

 Reclining Figure by Jean Marchand
CC0 Public Domain « Reclining Figure » by Jean Marchand (French, Paris 1883–1941 Paris)

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À la confess’

A Selfe Accuser

Your mistris, that you follow whores,

[ still taxeth you:

‘Tis strange that she should thus confesse it,

[ though’it be true.

John Donne
A Selfe Accuser
Source:
Donne, John. « Epigrams. » Poems of John Donne. Vol II.
E. K. Chambers, Editor. London: Lawrence & Bullen, 1896.
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource.

À la confess’

Ta maîtresse t’accuse de

[ courir les chaudasses :

Par cette confession,

[ parmi elles se classe.

Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA
« À la confess’ » de Laurent QUIQUEREZ, Instant d’après John Donne est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les nombreux droits et les quelques devoirs.

2012-2013 – Villeurbanne, France

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"Kinky Ancestors" by Motor-Head via Flickr CC-BY-NC-SA
CC by-nc-sa.eu « Kinky Ancestors » by Motor-Head
via Flickr

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