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À la confess’

A Selfe Accuser

Your mistris, that you follow whores,

[ still taxeth you:

‘Tis strange that she should thus confesse it,

[ though’it be true.

John Donne
A Selfe Accuser
Source:
Donne, John. « Epigrams. » Poems of John Donne. Vol II.
E. K. Chambers, Editor. London: Lawrence & Bullen, 1896.
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource.

À la confess’

Ta maîtresse t’accus’ de

[ courir les chaudasses :

Par cette confession,

[ parmi elles se classe.

Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA
« À la confess’ » de Laurent QUIQUEREZ, Instant d’après John Donne est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les nombreux droits et les quelques devoirs.

2012-2013 – Villeurbanne, France

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"Kinky Ancestors" by Motor-Head via Flickr CC-BY-NC-SA
CC by-nc-sa.eu « Kinky Ancestors » by Motor-Head
via Flickr

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Cet article est le numéro 8 de 8 articles dans la serie Alentours poétiques

Quand je lui dis
« Tu es est mes vingt ans »
Elle répondit
« Tu es médisant ».

Licence Creative Commons
« Tant » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les nombreux droits et les quelques devoirs.

a été affiché à Lyon, pour le printemps de poètes en 2017, sur les panneaux informatifs : Album Facebook

Printemps des Poètes Lyon 2017, Tant« Message à caractères informatifs et ébouriffants »(c) Espace Pandora

2017 – Villeurbanne, France

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ASAC Joutes littéraires 2016

Cet article est le numéro 4 de 4 articles dans la serie Live

Diplômé et Primé « Tout le monde est atterré » (c) ASAC 2016

La cérémonie protocolaire de remise des récompenses [des Joutes Littéraires 2016 de l’ASAC, Lyon], de présentation et de signature de l’ouvrage aura lieu le vendredi 21 octobre 2016 à 17h30 dans les salons de la mairie du 6ème à Lyon sous la présidence de l’écrivain Pierre BONTE .
L’acteur Michel LEROYER animera la soirée.

Présent au palmarès en « poésie classique », je participerai à en faire un bon moment avec les autres lauréat-e-s présent-e-s.

Je ferai une belle croix (Comme je ne sais pas écrire, c’est ma signature… ) sur votre ouvrage…  et je rajouterai un petit mot si vous savez me dire ce qui vous a plus plu dans « Adroite à gauche » , le poème primé.

Les photos de la soirée, .

"Les amants" by xo-mox via Flickr CC-BY-NC-SA
Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA
« Les amants » by xo-mox via Flickr

De ta bouche

Tu m’as quitté, sans prévenir, comme un grand coup de vent ;
un peu taquin,

un peu soudain,

un peu désarçonnant.

Tu es partie, car tu voulais aborder d’autres vues,
d’autres paroles,

d’autres esprits,

d’autres histoires vécues.

Tu m’as fêté parc’ que j’étais ton 40e amant ;
ni le plus beau,

ni le plus grand,

ni le plus rugissant.

Tu m’as fêté, tout’ réjouie, car pour toi tout est fête ;
tu as bien ri,

car je faisais

vraiment une drôle de tête.

Je fus baisé, surtout le cœur, plus souvent qu’à mon tour
avec tes mots,

avec tes gestes,

avec tes traits d’humour ;

avec tes lèvres qui délivr’nt de toute acrimonie,
tout en douceur,

délicatesse

et ouverture d’esprit.

Fus embrassé, aimablement, comm’ ton premier amant :
pas de manières,

pas de chichis,

seulement tendrement ;

Fus embrassé et soulagé de te voir l’initier,
puisque j’étais

trop pétrifié,

de me voir rejeté.

Tu m’abordais, tout simplement, comme le font les enfants :
très effrayés,

puis on s’observe

et puis un compliment ;

tu m’abordais, car tu voyais mieux que moi dans mon jeu :
que j’aimais bien

les étincelles

allumées dans tes yeux.

« De ta bouche » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2015 – Hamburg, Deutchland – Villeurbanne, France

Stories by
CC-BY-SA« Stories » by normalityrelief via Flickr

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Soyons polis

(Gemmes, beaucoup)

C’était une femme polie, polie, polie
amoureuse
et je l’ai trouvée jolie, jolie, jolie
car heureuse.
Je me suis trouvé soumis, soumis, soumis
à ses flots,
embarqué, à la déri-, déri-, déri-
-ve en ses eaux.

Moi, qui n’étais que ligneux
bien trop vert et trop noueux,
elle m’a doucement plongé
en saumure, en eaux salées.
Et au gré des tourbillons,
et des vagues, et des marées
m’ont ballotté à façon,
transformé en bois flotté.

C’était une femme polie, polie, polie,
(d’un) généreux,
que j’en ai été épris, épris, épris,
amoureux.
Entraîné dans une folie, folie, folie,
douce et mûre,
Enferré dans un déni, déni, déni,
(au) pied du mur.

J’avais le cœur dur comme pierre
des fissures mal étayées,
des arrêtes brutes de carrière
et des idées bien tranchées.
Moi, bloc de roc qu’on cassait,
mis dans l’écume de ses eaux,
je devins dans les rouleaux
rond et doux comme un galet.

Elle m’a rendu poli, poli, poli ;
précieuse
artisane, brillante aussi, aussi, aussi,
talentueuse.
Comme une orfèvre à Paris, Paris, Paris,
de son mieux,
m’a clivé comme un rubis, rubis, rubis,
très précieux.

Et moi qui croyais briller,
en fait terne et prétentieux,
ma gangue en fut éclatée (et)
je fus taillé de son mieux :
nouvelles faces découvertes,
plans brillants, nouveau éclats,
taille parfaite me fut offerte
par des gestes délicats.

À tou-te-s, je nous souhaite poli-e-s, poli-e-s, poli-e-s,
amoureux-ses,
libres de suivre nos envies, envies, envies,
d’être heureux-ses ;
que nos cœurs battent en poly, poly, poly
(po)lyphonie,
que chacun chante joli, joli, joli
sa partie.

À vos cœurs d’adolescent-e-s,
plein d’angoisses, de jalousies,
on peut (leur) laisser le temps -de-
le temps de se faire polis ;
ouverts à d’autres bohèmes,
des gens polis et doux et
qui sauront tout-e-s révéler
une facette de vous que j’aime.

 

« Soyons polis » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2015 – Villeurbanne, France

geode-may08-1
CC-BY-NC-SA« geode-may08-1 » by Mike Rodriquez via Flickr

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La femme de liège

Une femme comme une fée
m’a fait la profonde élégance
au beau milieu d’une assemblée
de m’offrir une révérence.

Les oiseaux d’arrière-saison
faisaient des leurs malgré la pluie
et prise par saine passion
elle osa dire « j’ai envie ».

Sans dire plus d’un mot magique,
un jour en chambre de mes peurs,
elle vint apaiser ma panique
sans ombre pour d’autres bonheurs.

C’était une femme de liège
sur l’onde entre l’eau et le vent
qui ne se prend à aucun piège,
juste flottant sur le courant.

Et dans les limbes de la nuit
depuis lors, quand je souhaite écrire,
Ah ! femme mûre, à l’envi,
Ah ! à l’envi, je te désire.

Licence Creative Commons
« La femme de liège » de Laurent QUIQUEREZ, d’après « Le garçon de Liège » de Louise de Vilmorin, est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les droits et les devoirs.

2014-2015 – Villeurbanne, France

+1 by . Entrer dans le rêve via Flickr CC-BY-NC-SA
CC-BY
« +1 » by . Entrer dans le rêve via Flickr

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Épris entre 4 yeux

(emprises amoureuses)

Je m’suis fait prendre entre quatre yeux,
tous quatre fort beaux et audacieux.

Je m’suis fait prendre, et je vous prie,
d’une manière qui m’a souri.

Je m’suis fait prendre, et la mépri-
-se m’empêcha de dormir la nuit.

Je m’suis fait prendre… n’ai pas compris,
comment comprendre, mais ça m’apprit.

Je m’suis fait prendre ; et qu’ai-je appris ?
Que ça fait plaisir d’être envie !

Je m’suis fait prendre et me dépris
de mes peurs et de mes soucis.

Je m’suis fait prendre et suis surpris
de me sentir épanoui-e.

Se laisser prendre, aussi laisser,
à ces beaux yeux, toutes libertés.

Je m’suis fait prendre et je le vis,
Grâce à ces cadeaux de la vie.

Se laisser prendre, comme c’est précieux,
suivant l’avis de deux paires d’yeux.

Une harmonie entre quatre yeux
que le bonheur rend merveilleux.

Licence Creative Commons
« Épris entre 4 yeux » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2014-2015 Villeurbanne, France

first.last.8.4.2013-12.jpg by Miss Wetzel's Art Class via Flickr CC-BY-SA
CC-BY-SA
« first.last.8.4.2013-12.jpg » by Miss Wetzel’s Art Class via Flickr

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La dame à son Dotâr

XII – The Lady to her guitar

For him who struck thy foreign string,
I ween this heart has ceased to care;
Then why dost thou such feelings bring
To my sad spirit—old Guitar?

It is as if the warm sunlight
In some deep glen should lingering stay,
When clouds of storm, or shades of night,
Have wrapt the parent orb away.

It is as if the glassy brook
Should image still its willows fair,
Though years ago the woodman’s stroke
Laid low in dust their Dryad-hair.

Even so, Guitar, thy magic tone
Hath moved the tear and waked the sigh;
Hath bid the ancient torrent moan
Although its very source is dry.

Emily Brontë
The lady to her guitar
POSTHUMOUS POEMS
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource (work in progress).

La dame à son Dotâr

Au joueur d’un Dotâr lointain
dont j’imagine le cœur sans peine,
pourquoi évoquer des chagrins
à mon sombre esprit, Adjaleine(*) ?

C’est comme si un soleil ardent
en quelque vallée s’attardant
perçait noirs nuages en travers,
qui venaient couvrir la terre mère.

Comme si un ruisseau d’étincelles
fixaient l’image de ces saules
dont bûcherons, années dernières,
couchèrent crinières dans la poussière.

Tes sons magiques, c’est ainsi,
m’ont fait pleurante et soupirant(e)
faisant rejaillir un torrent
d’une source qui s’était tarie.

Licence Creative Commons
« La dame à son Dotâr » de Laurent QUIQUEREZ d’après Emily Brontë est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2012-2013 – Villeurbanne, France
(*) Autre transcription phonétique de « Adjalin »

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"Nodira Pirmatova, chant et luth dutar" by Jean-Pierre Dalbéra via Flickr CC BY
Creative Commons CC-BY
« Nodira Pirmatova, chant et luth dutar » by Jean-Pierre Dalbéra via Flickr

Fichier texte éditable: Poesie_Bronte_LaDameASonDotar_LQ_txt.odt
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