Archives du mot-clé peine

Des Parts – Édition du livre

Cet article est le numéro 5 de 5 articles dans la serie Des parts

Bannière

Le lancement officiel de

Des parts
poésie,
livre à imprimer et façonner soi-même

aura lieu
le samedi 16 décembre
19h-21h
à Rita Plage, 68 cours Tolstoï, Villeurbanne, France.

Votre exemplaire à imprimer par vos soins après l’avoir téléchargé là : (à venir)

Votre exemplaire est façonné grâce à ces instructions : (à venir)

 

Le lancement a lieu là (Cliquer pour la localisation précise sur un plan) : Plan Rita Plage
Logo TCLTCL C3, arrêt « Institut d’Art Contemporain » ou « Verlaine »

Le lancement s’annonce comme ça :

Le lancement se note comme ça : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore de note)
Loading...

Fort-e, je tiens, bien que souffrant

XV – Strong I stand, though I have borne

Strong I stand, though I have borne
Anger, hate, and bitter scorn;
Strong I stand, and laugh to see
How mankind have fought with me.

Shade of history, I condemn
All the puny ways of men;
Free my heart, my spirit free,
Beckon, and I’ll follow thee.

False and foolish mortal know,
If you scorn the world’s disdain,
Your mean soul is far below
Other worms, however vain.

Thing of Dust, with boundless pride,
Dare you ask me for a guide?
With the humble I will be;
Haughty men are naught to me.

November 1837.
Emily Brontë
Strong I stand, though I have borne
PRIVATELY PRINTED POEMS
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource (work in progress).

Fort-e, je tiens, bien que souffrant

Fort-e, je tiens, bien que portant
colère aigre, haine dérisoire ;
fort-e, je tiens, me ris de voir
cet humain si éprouvant.

Ombre de l’histoire, je dédaigne
toutes les bassesses humaines ;
l’esprit, mon cœur, libérai :
appelle, et je te suivrai.

Menteur et couard, mortel sache,
si tu restes sourd au dédain,
ton âme vile ne se détache
de vers grouillants, eux-mêmes vains.

Grain de sable, trop orgueilleux
pour dire : « tu me guiderais ? » ;
avec les humbles, je serai :
je néglige les prétentieux.

Licence Creative Commons
« Fort-e, je tiens, bien que souffrant » de Laurent QUIQUEREZ d’après Emily Brontë est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2016 – Villeurbanne, France

Noter cette poésie : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore de note)
Loading...

Strong by Steve Nickodemski via Flickr CC BY-NC
Creative Commons CC-BY
« Strong » by Steve Nickodemski via Flickr

Fichier texte éditable : poesie_bronte_forte_lq_barkentina
Fichier PDF : poesie_bronte_forte_lq_barkentina

Le Rapt – Maram al-Masri

(Notes de Lecture)

Le Rapt - Maram al-Masri Une histoire qui commence tout en don, en vie , en émerveillement et en liberté.

Une histoire  qui bascule dans la bassesse et l’absence.

Après une élision de plusieurs années, l’histoire se termine dans une relation filiale qui, d’étrangère, se reconstruit.

De poème en poème, on suit les sentiments intenses magnifiquement transcrits ; en tendresse lyrique ou en violente retenue.

Maram al-Masri a su écrire des vers libres qui transcendent le genre, et m’ont emporté malgré moi.
Emporté et secoué, comme 40 vagues qui brassent le téméraire qui osa s’y aventurer et qui en ressortira groggy.

Extrait :

Cinq ans après notre rencontre

je me suis éloignée du bruit
il m’a suivi
il s’est assis près de moi
j’ai osé mettre ma tête sur son épaule
je voulais respirer son air
et retrouver l’odeur évanouie de son enfance

(…)

© Maram al-Masri

Ouvrage à commander:
  • Chez l’éditeur : Editions J. C. Lattes
  • en livraison chez VOTRE libraire : lalibrairie.com

Le dormeur de plage

Le dormeur de plage

C’est un site sableux où s’écrasent des vagues
Scintillant follement au rythme de l’écume
D’argent, où le soleil, de l’horizon sans brume,
Luit : c’est une plage qui bouillonne et divague.

Un enfant jeune, yeux fermés, tête nue,
Et le dos offert au vent venu de chez lui,
Dort; il est étendu sur le sable, sous la nue,
Pâle dans son lit d’or, d’où la lumière luit.

Allongé sur le sol, il dort. Affalé comme
S’affalerait un vacancier, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Le soleil radieux ne brunit plus sa peau ;
Il dort sous le vent, la main plongée dans l’eau
Tranquille. La vague engloutit son côté droit.

Licence Creative Commons
« Le dormeur de plage » de Laurent QUIQUEREZ d’après Arthur Rimbaud est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les droits et les devoirs.

À Aylan.

2015 – Villeurbanne, France

Noter cette poésie : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (3 vote(s), moyenne: 4,67 sur 5)
Loading...

LE DORMEUR DU VAL

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

7 octobre 1870.
Arthur Rimbaud
Poésies complètes, avec préface de Paul Verlaine et notes de l’éditeur
L. Vanier, 1895 (p. 84).
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource.

Fichier texte éditable : LeDormeurDePlage_v1_txt.odt
Fichier PDF : LeDormeurDePlage_v1.pdf

La dame à son Dotâr

XII – The Lady to her guitar

For him who struck thy foreign string,
I ween this heart has ceased to care;
Then why dost thou such feelings bring
To my sad spirit—old Guitar?

It is as if the warm sunlight
In some deep glen should lingering stay,
When clouds of storm, or shades of night,
Have wrapt the parent orb away.

It is as if the glassy brook
Should image still its willows fair,
Though years ago the woodman’s stroke
Laid low in dust their Dryad-hair.

Even so, Guitar, thy magic tone
Hath moved the tear and waked the sigh;
Hath bid the ancient torrent moan
Although its very source is dry.

Emily Brontë
The lady to her guitar
POSTHUMOUS POEMS
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource (work in progress).

La dame à son Dotâr

Au joueur d’un Dotâr lointain
dont j’imagine le cœur sans peine,
pourquoi évoquer des chagrins
à mon sombre esprit, Adjaleine(*) ?

C’est comme si un soleil ardent
en quelque vallée s’attardant
perçait noirs nuages en travers,
qui venaient couvrir la terre mère.

Comme si un ruisseau d’étincelles
fixaient l’image de ces saules
dont bûcherons, années dernières,
couchèrent crinières dans la poussière.

Tes sons magiques, c’est ainsi,
m’ont fait pleurante et soupirant(e)
faisant rejaillir un torrent
d’une source qui s’était tarie.

Licence Creative Commons
« La dame à son Dotâr » de Laurent QUIQUEREZ d’après Emily Brontë est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2012-2013 – Villeurbanne, France
(*) Autre transcription phonétique de « Adjalin »

Noter cette poésie : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore de note)
Loading...

"Nodira Pirmatova, chant et luth dutar" by Jean-Pierre Dalbéra via Flickr CC BY
Creative Commons CC-BY
« Nodira Pirmatova, chant et luth dutar » by Jean-Pierre Dalbéra via Flickr

Fichier texte éditable: Poesie_Bronte_LaDameASonDotar_LQ_txt.odt
Fichier PDF: Poesie_Bronte_LaDameASonDotar_LQ_Megrim.pdf

Maladie

Magali
(là) malade hi-
-er encore
est au lit.
Magali
alitée
littéraire
et rêveuse.

Magali
(en) pétard hier
explosait
de colère.
Magali
vague à l’âme,
elle, amère
et déchaînée.

Magali
alise et
lycéenne
lit ses haines.
Magali
lit aussi
les bêti-
-ses que j’écris.

Magali
blague au lit
Ah mais rit que
à mes plaisanteries.
Magali
et ne rit
plus depuis
que comme thérapie.

Magali
aujourd’hui
a libé-
-ré son lit,
Magali,
aguerrie
est repartie
pour la vie.

« Maladie » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

1993-1995 – Lille, France

Noter cette poésie : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (1 vote(s), moyenne: 5,00 sur 5)
Loading...

break begins 11 by Steve McFarland/presta via Flickr CC-BY-NC
CC-BY-NC
« break begins 11 » by Steve McFarland/presta via Flickr

Fichier texte éditable : Poesie_Maladie_LQ_txt.odt
Fichier PDF : Poesie_Maladie_LQ_Megrim.pdf

Des parts (3)

Cet article est le numéro 3 de 5 articles dans la serie Des parts

Tu pars mère, sûrement…
je perds pied doucement.

à J.H.
2013 – Villeurbanne, France

Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA
« Des parts (mère) » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

Noter cette poésie : 1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (Pas encore de note)
Loading...

"Mother's Bread 100% Pure2" by josepha via Flickr CC-BY-NC-SALicence Creative Commons CC-BY « Mother’s Bread 100% Pure » by josepha via Flickr

Fichier texte éditable: TbD
Fichier PDF: TbD