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Fort-e, je tiens, bien que souffrant

XV – Strong I stand, though I have borne

Strong I stand, though I have borne
Anger, hate, and bitter scorn;
Strong I stand, and laugh to see
How mankind have fought with me.

Shade of history, I condemn
All the puny ways of men;
Free my heart, my spirit free,
Beckon, and I’ll follow thee.

False and foolish mortal know,
If you scorn the world’s disdain,
Your mean soul is far below
Other worms, however vain.

Thing of Dust, with boundless pride,
Dare you ask me for a guide?
With the humble I will be;
Haughty men are naught to me.

November 1837.
Emily Brontë
Strong I stand, though I have borne
PRIVATELY PRINTED POEMS
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource (work in progress).

Fort-e, je tiens, bien que souffrant

Fort-e, je tiens, bien que portant
colère aigre, haine dérisoire ;
fort-e, je tiens, me ris de voir
cet humain si éprouvant.

Ombre de l’histoire, je dédaigne
toutes les bassesses humaines ;
l’esprit, mon cœur, libérai :
appelle, et je te suivrai.

Menteur et couard, mortel sache,
si tu restes sourd au dédain,
ton âme vile ne se détache
de vers grouillants, eux-mêmes vains.

Grain de sable, trop orgueilleux
pour dire : « tu me guiderais ? » ;
avec les humbles, je serai :
je néglige les prétentieux.

Licence Creative Commons
« Fort-e, je tiens, bien que souffrant » de Laurent QUIQUEREZ d’après Emily Brontë est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2016 – Villeurbanne, France

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Strong by Steve Nickodemski via Flickr CC BY-NC
Creative Commons CC-BY
« Strong » by Steve Nickodemski via Flickr

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Sonnets – Germont

(Notes de Lecture)

Sonnets - Germont Forme du passé pour déclaration moderne, ces sonnets ne sont pas strictement des sonnets.

De tableau en tableau, l’émerveillement jaillit de toute part et le mot dépeint l’irrépressible bouillonnement de la vie.

Aussi, la rime s’oublie parfois en assonance, et les vers prennent autant de pieds que nécessaire.

Reste le 2×4+2×3, reste le lyrisme de l’auteur, reste l’esprit de poésie.

Ainsi commence le voyage :

Extrait :

I

Je dédie cette vie véritable
Au double que l’amour seul reconnaît
Lui qui fidèlement m’accompagne
Avant de se confondre en moi à jamais.

Or de ce garçon il ne voulait jamais parler
Comme par honte de sa grâce native.
Il lui souriait dans les regards étonnés,
Mais il fermait les yeux avec mépris.

Pardonnez le trouble et la souffrance
Qui pourront naître de la vision redoutable
Du monde réel, dont il m’est seul garant.

C’est lui pourtant qui m’entraînant
Sacrifia mes angoisses à la beauté
Et m’enseigna le prix de mon attente.

© Germont – ed. La Coopérative
lire plus, dont les premières pages

Ouvrage à commander:
  • Chez votre libraire : Sonnets – Germont – éditions La Coopérative – ISBN 979-10-59066-00-2    64 pages    9 €
  • en livraison chez VOTRE libraire : lalibrairie.com

Épris entre 4 yeux

(emprises amoureuses)

Je m’suis fait prendre entre quatre yeux,
tous quatre fort beaux et audacieux.

Je m’suis fait prendre, et je vous prie,
d’une manière qui m’a souri.

Je m’suis fait prendre, et la mépri-
-se m’empêcha de dormir la nuit.

Je m’suis fait prendre… n’ai pas compris,
comment comprendre, mais ça m’apprit.

Je m’suis fait prendre ; et qu’ai-je appris ?
Que ça fait plaisir d’être envie !

Je m’suis fait prendre et me dépris
de mes peurs et de mes soucis.

Je m’suis fait prendre et suis surpris
de me sentir épanoui-e.

Se laisser prendre, aussi laisser,
à ces beaux yeux, toutes libertés.

Je m’suis fait prendre et je le vis,
Grâce à ces cadeaux de la vie.

Se laisser prendre, comme c’est précieux,
suivant l’avis de deux paires d’yeux.

Une harmonie entre quatre yeux
que le bonheur rend merveilleux.

Licence Creative Commons
« Épris entre 4 yeux » de Laurent QUIQUEREZ est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA 4.0. En savoir plus sur les (nombreux) droits et les (quelques) devoirs.

2014-2015 Villeurbanne, France

first.last.8.4.2013-12.jpg by Miss Wetzel's Art Class via Flickr CC-BY-SA
CC-BY-SA
« first.last.8.4.2013-12.jpg » by Miss Wetzel’s Art Class via Flickr

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Le dormeur de plage

Le dormeur de plage

C’est un site sableux où s’écrasent des vagues
Scintillant follement au rythme de l’écume
D’argent, où le soleil, de l’horizon sans brume,
Luit : c’est une plage qui bouillonne et divague.

Un enfant jeune, yeux fermés, tête nue,
Et le dos offert au vent venu de chez lui,
Dort; il est étendu sur le sable, sous la nue,
Pâle dans son lit d’or, d’où la lumière luit.

Allongé sur le sol, il dort. Affalé comme
S’affalerait un vacancier, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Le soleil radieux ne brunit plus sa peau ;
Il dort sous le vent, la main plongée dans l’eau
Tranquille. La vague engloutit son côté droit.

Licence Creative Commons
« Le dormeur de plage » de Laurent QUIQUEREZ d’après Arthur Rimbaud est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les droits et les devoirs.

À Aylan.

2015 – Villeurbanne, France

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LE DORMEUR DU VAL

C’est un trou de verdure où chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

7 octobre 1870.
Arthur Rimbaud
Poésies complètes, avec préface de Paul Verlaine et notes de l’éditeur
L. Vanier, 1895 (p. 84).
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource.

Fichier texte éditable : LeDormeurDePlage_v1_txt.odt
Fichier PDF : LeDormeurDePlage_v1.pdf

La vie, c’est cher simple

Pourquoi vouloir chercher les petits bonheurs ?
Pourquoi  voir en toute personne un esprit à découvrir ?
Pourquoi regarder chaque parcours de vie comme un petit bout de ce que nous aurions pu être ?
Pourquoi ne pas accepter ce que nous ne maîtrisons pas comme autant de chances de s’ouvrir vers l’inconnu ?

Vu des USA, la vie c’est beaucoup plus simple et ça ne dépend que de ton job :
Ça te donne une vie plaisante ou non.
Ça t’offre un salaire de riche ou de pauvre.
Toute combinaison est possible.

Saalaire de rien

Mais si tu as choisi la poésie, tu es un looser : pauvre et à la vie terne. Autant aller travailler dans un « Fish & Chips » (équivalent), manager (tant qu’à s’emmerder, autant être très riche) ou devenir mère au foyer (pour le même salaire, c’est plus plaisant).

Poète, un peu d’ambition !!!
Et si tu choisissais athlète professionnel ?… Il n’est peut-être pas trop tard !

Phryné (Phryne)

Phryne

 

Thy flattering picture,

[ Phryne, is like thee,

Onely on this, that

[ you both painted be.

John Donne
Phryne
Source:
Donne, John. « Epigrams. » Poems of John Donne. Vol II.
E. K. Chambers, Editor. London: Lawrence & Bullen, 1896.
Public Domain
L’original est disponible à WikiSource.

(Vice-)Phryné

ou
la Vice-Pomponnée

Ce portrait peint

[ te ressemble vraiment

Par l’épaisseur de la

[ couche de pigments.

Licence Creative Commons CC-BY-NC-SA
« Phryné » de Laurent QUIQUEREZ, Instant d’après John Donne est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons CC-BY-NC-SA. En savoir plus sur les droits et les devoirs.

2012-2013 – Villeurbanne, France

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"Pro Touch" by Phalinn Ooi via Flickr CC-BY
CC by.eu « Pro Touch » by Phalinn Ooi via Flickr

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Cet article est le numéro 3 de 8 articles dans la serie Alentours poétiques

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CC by-nc-sa.eu licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

En savoir plus : Utilisation et Contrats annexes

Crédits Photographiques pour les instruments de séduction :

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