Archives de catégorie : Tout celà, mes merveilles

tout ce qu’on ne saura jamais faire, mais qui fait résonner, secoue, caresse, perturbe, éclaire, choque, flatte une part de nous-même.

La vie, c’est cher simple

Pourquoi vouloir chercher les petits bonheurs ?
Pourquoi  voir en toute personne un esprit à découvrir ?
Pourquoi regarder chaque parcours de vie comme un petit bout de ce que nous aurions pu être ?
Pourquoi ne pas accepter ce que nous ne maîtrisons pas comme autant de chances de s’ouvrir vers l’inconnu ?

Vu des USA, la vie c’est beaucoup plus simple et ça ne dépend que de ton job :
Ça te donne une vie plaisante ou non.
Ça t’offre un salaire de riche ou de pauvre.
Toute combinaison est possible.

Saalaire de rien

Mais si tu as choisi la poésie, tu es un looser : pauvre et à la vie terne. Autant aller travailler dans un « Fish & Chips » (équivalent), manager (tant qu’à s’emmerder, autant être très riche) ou devenir mère au foyer (pour le même salaire, c’est plus plaisant).

Poète, un peu d’ambition !!!
Et si tu choisissais athlète professionnel ?… Il n’est peut-être pas trop tard !

Max de Carvalho – La poésie du Football brésilien

(Notes de lecture)

La poésie du Football Brésilien - Couverture(Épinicie pour le pays des palmeraies)

Quand la compétition sportive fait atteindre des sommets d’absurdité,
quand elle dévoie les corps par le dopage,
quand la volonté de gagner écrase tout,
Que reste-t-il?

Il reste des poèmes d’une grande variété, en styles et en inspirations ; d’auteurs provenant d’écoles et de mouvements différents.

Il reste les héros populaires d’un sport populaire,
il reste des amourettes graduelles en gradins,
il reste la célébration des corps habiles,
il reste le palpitant de la vie de misère dont on s’extrait.

Extrait (justement) de cet compilation thématique en édition bilingue :

Éloge du jeu violent

Ah, ça ne rate jamais, avec l’arrière brutal !
Jouant du coude, des poings, il tacle par derrière…
Heureux le chroniqueur qui peignit l’animal :
« Ça dérouille et ça latte comme blattes sous la pierre »

Qu’un habile attaquant se démarque et vadrouille,
S’il se laisse déborder et que l’autre s’échappe,
Laissant là le jeu propre aussitôt il savate…
Qui, face à lui, dès lors, ne serait vert de trouille ?

L’avant-centre est au sol ? Il y va de bon cœur !
Essuyant ses crampons sur le nez du joueur,
Et tandis qu’il s’en donne, son équipe bétonne…

Le tableau d’affichage indique zéro-zéro,
Or, comme l’arbitrage n’est pas sévère du tout,
Le gros arrière central lève la semelle bien haut.

© Glauco Mattoso

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